Discours a la Nation  d'un candidat  a la presidence( Blague ou realite)
A vous de decider
"Chers citoyens,


Je suis heureux de me retrouver ce soir, vous au milieu de moi, moi
autour de vous, populations et populationes et villageois et villageoises,
villois et villoises, campagnois et campagnoises, hommes et femmes de ce
pays,enfants et enfantes, je vois que vous êtes nombreusement venus
m'écouter, et je vous merci beaucoup.


Maintenant que je suis chef d'état, tout va bien marcher dans ce pays :
a partir de dorénavant, il n'y aura plus de corruption dans le
ministration.  Les corruptioneurs seront arrétés par des 
services spécials, conduits  aux tribunals, ou ils seront sévérement justifiés par les justiciers et  emprisonnés Ils n'auront ni avocats ni ananas pour leur défense. Il n'y
aura plus de volement de fonds publics, ni de fonds privés d'ailleurs.
La justice fera son travail.

A partir de désormais, chaque village aura  son hopital et son école et ensuite 2 hopitals, puis 3 hopitals et ainsi  de suite jusqu'à ce que tout le pays soit hospitalisé. J'ai des grands projets pour le pays. Nous allons goudromenter toutes les routes et
robineter  les villes pour que tout le monde ait l'eau courante. Ceux qui 
n'auront  pas l'eau courante auront l'eau marchante gràce à des forages
que nous allons diguer. Le pays étant très fertile nous allons exploiter le fer et
aussi l'or car le pays est très ortile. Nous allons construire des
barrages pour fabriquer de l'électricité et électrocuter tout l'ensemble du pays!
Ainsi, chacun pourra s'électriser grâce à la lumiére électrifique. Les
barrages serviront aussi pour l'agriculture, la riziculture, et la
poissoniculture!


Nous allons construire des ports pour les bateaux, des aéroports pour les
avions et beaucoup de trainports pour les trains! Pour l'argent, ne vous
inquiétez pas! Nous allons emprunter beaucoup d'argent au FMI, le
Fondement
pour le Marchandage et l'Industrie! Puis aux bailleurs des fonds qui n'ont
fait que bailler et même aux dormeurs de fonds avec lesquels nous
entretenons des rapports trés trés amicals! "


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INTERPRETER CORRECTEMENT L'ARTICLE 15
POUR LE RENDRE APPLICABLE

par Gérard Bissainthe


Le CEP était bien parti. D'entrée de jeu il avait déclaré que ce n'était pas son travail d'aller vérifier si un candidat n'avait pas acquis une nationalité étrangère qui invalidait sa nationalité haïtienne d'après la lettre de l'article 15 de la Constitution. Cette décision était conforme à la pratique courante de l'administration haïtienne qui en Haïti et dans les consulats d'Haïti à l'étranger se contente
      -d'une part de vérifier la validité de la nationalité haïtienne d'une personne;
      -d'autre part de ne pas rechercher si cette personne a acquis ou non une nationalité étrangère. 

Les raisons de cette pratique sont évidentes et multiples.

Vérifier si une personne présumée haïtienne détient ou non une nationalité étrangère est quasiment impossible. Autrefois la règle internationale était la mono-nationalité: la jouissance d'une nationalité excluait toutes les autres. Aujourd'hui la règle est devenue de plus en plus l'acceptation en droit ou au moins en fait de la multinationalité. Les nationalités étrangères pouvant s'acquérir ou par le jus soli (le droit du sol) ou par le jus sanguinis (le droit du sang) ou par une combinaison des deux, étant donné que la mono-nationalité exclusive n'est plus la règle internationale, un citoyen haïtien peut détenir SANS LE VOULOIR ET PARFOIS SANS LE SAVOIR en plus de sa citoyenneté haïtienne une ou plusieurs autres nationalités. Lorsque l'article 15 de la Constitution stipule donc que "la double nationalité haïtienn e et étrangère n'est admise en aucun cas", le drame est que si elle n'est pas  "admise", néanmoins elle "existe" bien souvent et RIEN NE PEUT L'EMPECHER D'EXISTER. Un enfant né, par exemple, à Washington d'une mère haïtienne pendant que son père haïtien était ambassadeur d'Haïti dans cette ville, est, sans aucune contestation possible,  bi-national, pleinement haïtien et pleinement américain, sans même avoir l'obligation, comme autrefois, à sa majorité, d'opter pour l'une ou pour l'autre de ces deux nationalités. L'article 15 dans sa lettre est ici mis en échec: ce qui n'est pas "admis" s'obstine à exister !

Alors que faire?

La solution très sage de l'administration (Bureau de l'Immigration, consulats) a éte jusqu'ici et est encore de fermer les yeux sur ce problème. Il résulte de cette pratique que de très nombreux Haïtiens ont, en plus de la nationalité haïtienne, une ou plusieurs nationalités supplémentaires. C'est un fait indéniable et tous les Haïtiens le savent. Ce qui veut dire que tous les Haïtiens savent très bien que Simeus n'est pas le seul Haïtien de naissance qui détient en plus du passeport haïtien un passeport américain ou un autre passeport étranger. TOUT LE MONDE LE SAIT. Lorsqu'un poste a été refusé à Madame Bayard il n'y a pas trop longtemps sur la base qu'en plus de sa nationalité haïtienne elle détient une nationalité américaine, elle n'a pas pu se battre, puisqu'il s'agissait d'une nomination. Mais s'agissant d'un droit à se présenter aux élections, Siméus, lui, a choisi de faire front. La Cour de Cassation a tranché en sa faveur, ce qui le "dédouane", mais sans aborder le fond du problème.

Quel est le fond du problème?

Il s'agit essentiellement de l'IMPOSSIBILITE ABSOLUE d'appliquer l'article 15 de la constitution à la lettre. Si comme dans le cas cité plus haut quelqu'un est né avec deux nationalités (et le cas est le même s'il s'est naturalisé haïtien et que sa première nationalité n'implique pas la renonciation à une seconde nationalité), que faire?

Plusieurs solutions sont envisageables:

1. On peut d'abord dire: puisque cet enfant est américain, AUTOMATIQUEMLENT cela "détruit" sa nationalité haïtienne qui n'existe plus. Cette solution est de toute évidence odieuse, puisqu'elle punit l'enfant d'un homme qui servait son pays dans un pays étranger. L'enfant peut facilement contester cette solution et obtenir vite gain de cause.

2. On peut alors dire: puisqu'il est haïtien, l'autre nationalité américaine sera refusée; donc l'enfant est seulement haïtien. L'ennui ici est qu'il ne dépend pas des autorités haïtiennes que l'enfant ne soit pas américain. La nationalité américaine basée ici sur le droit du sol (et il en aurait été de même dans le cas du droit du sang) est AUTOMATIQUE. Même si la constitution haïtienne ne veut pas admettre cette seconde nationalité américaine, ELLE EXISTE et ne peut être perdue que par un acte formel volontaire de renonciation à la nationalité américaine. Les autres nations ne "lâchent" pas ainsi leurs sujets dont les ressources humaines, professionnelles et économiques sont toujours des plus précieuses ! 

3. La vraie solution est celle qu'adopte aujourd'hui dans les faits quasiment tous les pays:  quelles que soient les nationalités que vous possédez, une fois que vous vous trouvez sur le territoire d'une nation dont vous avez la nationalité, vous êtes soumis aux lois de cette nation, sans pouvoir réclamer la protection des lois d'une autre nation dont vous avez aussi la nationalité. Autrement dit, Pierre, par exemple, a conjointement les nationalités du pays A, du pays B, du pays C. Si Pierre  se trouve dans le pays A, il est soumis aux lois du pays A et ne peut réclamer la protection du pays B ou C. S'il veut en étant dans le  pays A pouvoir demander la protection du pays B ou C, il doit officiellement et formellement renoncer à la nationalité du pays A, ce qui fera de lui un étranger dans le pays A.

Cette solution 3 est celle que nous devrions adopter  par une sorte de consensus national même tacite le plus rapidement possible, si nous voulons éviter que le pays s'enfonce  dans une impasse et devienne ingouvernable.

En effet, lorsque le Gouvernement établit des règles pour vérifier avec rigueur la nationalité des candidats, ces règles ouvrent la voie à des protestations sur la base de la discrimination: si on veut vérifier la nationalité des candidats, il faut aussi vérifier celle des électeurs, étant donné qu'il est bien connu que de très nombreux électeurs haïtiens de naissance ont plusieurs nationalités, ce qui, soit dit en passant, ne les a aucunement empêchés jusqu'ici de participer aux élections du pays. Si Dumarsais Simeus refuse de se plier aux nouveaux règlements sur la vérification de la nationalité, le Gouvernement et le CEP s'exposent à une nouvelle intervention juridique qui pourra les forcer ou à renoncer à toute vérification ou à l'imposer à tout le monde.

Ne tombons pas non plus dans le cercle vicieux qui consiste à dire: écartons pour le moment le ou les candidats bi-nationaux: le prochain Parlement résoudra le problème. Les bi-nationaux diront: « Si nous sommes écartés aujourd'hui, nous ne serons présents ni dans le prochain Parlement ni dans le prochain Gouvernement. Qui défendra alors notre cause? Quelle garantie avons-nous que le prochain Parlement, en notre absence, ne va pas tenter de nous exclure de manière encore plus radicale? »

Chaque camp risque de rester campé sur ses positions et cela peut durer indéfiniment. Pour sortir de l'impasse, l'ONU décidera sans doute alors de transformer la tutelle larvée actuelle en tutelle réelle, ce qui voudra tout simplement dire le désaveu et la mise à pied du Tandem gouvernemental actuel qui aura fait hara-kiri. Une tutelle réelle aboutira inévitablement à la reconnaissance de la bi-nationalité qui est la norme moderne et qui devient partout incontournable, entre autres parce qu'elle est, en dépit des impressions et des apparences, le meilleur rempart de la souveraineté nationale.

Le Gouvernement est ainsi en train de livrer un combat d'arrière-garde perdu d'avance. Ce n'est même pas un baroud d'honneur, puisque l'acharnement du gouvernement contre un seul citoyen n'a rien d'honorable et parait même suspect. Deux poids et deux mesures. La bi-nationalité de certains hauts fonctionnaires du Gouvernement est de notoriété publique. De plus l'hypocrisie gouvernementale débouche sur des déclarations odieuses: lorsque le Président qui prend tous les jours des ordres d'organismes non-nationaux,  se met à donner le nom "d'Etrangers" à des Haïtiens de naissance, cela devient grotesque et révoltant

La solution 3 dans son articulation peut et doit s'inspirer de la pratique courante de l'administration qui équivaut à l'interprétation suivante de l'article 15 : "la revendication sur le territoire de la République de la double nationalité haïtienne et étrangère n'est admise en aucun cas."  Dans ce cas on reconnaît SANS HYPOCRISIE que les nationalités multiples peuvent exister et existent. Mais il est entendu en même temps que sur le sol de la République d'Haïti un citoyen haïtien qui a d'autres nationalités, ne peut se réclamer d'une nationalité autre que la citoyenneté haïtienne. Dès que vous êtes en Haïti, vous êtes haïtien et rien d'autre. C'est la pratiq ue de plus en plus répandue des autres pays. Nous  pourrions même insérer une note dans le passeport haïtien: "La détention et l'utilisation de ce passeport haïtien impliquent que sur le territoire de la République d'Haïti son détenteur est soumis exclusivement aux lois haïtiennes." Le libellé de cette note pourra, bien sûr, être affiné, j'ai seulement ici voulu en expliquer l'esprit. Il va de soi que s'il veut échapper aux lois haïtiennes sur le territoire d'Haïti, le bi-national (ou multi-national) pourra renoncer par un acte formel, officiel à la nationalité haïtienne, ce qui l'autorisera, le cas échéant, à réclamer la protection du consulat du ou des pays dont il a gardé la nationalité.

Par ailleurs, pour protéger la souveraineté nationale au sommet de la pyramide du pouvoir, nous pourrons et devrons, bien sûr, prévoir divers garde-fous. L'obligation de cinq  années de résidence est une mesure excellente. D'autres pourraient être envisagées. Il va de soi que l'interprétation de l'article 15 suggérée plus haut devra être renforcée dans le cas d'un chef d'Etat haïtien bi-national: il ne pourra pas être question pour lui en aucun cas de revendiquer sur le territoire haïtien une nationalité étrangère.

Rappelons pour finir que la souveraineté nationale est aussi, si ce n'est même plus, menacée par d'autres dangers: par exemple, le financement de nos partis politiques par des instances non-nationales, comme c'est souvent le cas aujourd'hui,  compromet sérieusement l'indépendance de la nation. Des exemptions fiscales devront être envisagées demain pour favoriser le soutien de nos partis politiques par des entreprises et des citoyens du pays.

Gérard Bissainthe
26 octobre 2005

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Après le 7 février 2006!
Par Jean Erich René


L'impéritie et l'entêtement de mule des dirigeants intérimaires nous
conduisent aujourd'hui sur le chemin de la honte. Pratiquement le mandat du
Gouvernement  expire.Si la passation du pouvoir ne se fera pas le 7 février
2006 le Conseil de Sécurité de l'ONU n'ira pas par 4 chemins. Gérard
Latortue a été bien prévenu au cours de sa récente visite à l'ONU mais
garde un silence coupable. Les difficultés auxquelles fait face le CEP
n'inspirent pas une fin heureuse pour la transition. La permutation des
cadres au sein du CEP et l'arrivée en trombe d'un Patron  pour paver la
voie à René Préval,  augurent un nouveau blocage du processus en cours
accentué par les dégâts causés par le cyclone Wilma. Cette  tension
déclenchée  par le P.M  dans son empressement d'arriver aux élections sans
les conditions favorables , va provoquer  la colère générale .


L'anxiété créée par l'imprécision et les contradictions des initiatives des
autorités électorales va déboucher sur la mise sous tutelle d'Haïti par
l'ONU. La présence de  Latortue dans les couloirs du Palais d'Egmont à
Bruxelles, en dépit de sa victoire feinte,  préfigure les démarches à la
mise sous tutelle d'Haiti.L'absence sur le terrain  de candidats compétents
et honnêtes capables de monter un gouvernement qui incarne l'Etat est à la
base de l'hypothèse de la tutelle onusienne. L'échelle des valeurs est à
son plus bas niveau en Haiti, dit-on . Des hommes de sac et de corde sont
répertoriés sur la liste des candidats. Les pays membres des Nations Unies
conscients de la corruption qui sévit en Haïti  refusent de jeter l'argent
des contribuables dans les tonneaux de Danaïde. La première hypothèse c'est
le relai de nos dirigeants par un Haut Responsable de l'ONU pour vider les
difficultés résiduelles et  poursuivre les opérations électorales.


Selon une deuxième hypothèse l'ONU peut céder la commande  à un proconsul .
En l'occurence Gérard Latortue a  les caractéristiques idéales. Sous la
férule de l'ONU le Président d'Haiti comme une poupée parlante  prononcera
les mots  programmés par son fabricant. La sécurité sera assurée pendant 10
ans  par le tandem Minustah /Police Nationale dans un brassage harmonieux.
Sous prétexte d'assurer la paix et  promouvoir l'économie nationale des
décaissements en faveur d'Haiti sont autorisés. L'ONU par le biais du CCI,
se chargera de la réforme administrative et mettra sur pied un Nouvel Etat
capable d'assurer la destinée de la Nation . De telles éventualités vont
susciter  la honte et la colère des Haïtiens dont le nationalisme est à
fleur de peau. Ce sera un coup dur!


La proposition d'Osner Févry d'arriver à une grande coalition avant les
élections est sans conteste la formule magique pour exorciser les démons de
la tentation de notre mise sous tutelle. Pour briser le carcan de l'ONU qui
tire sur toutes les ficelles pour nous imposer les funestes programmes du
CCI  ou Cadre de Coopération Intérimaire  sans aucun rapport  avec nos
besoins réels , nous devons reprendre notre devise: "L'UNION FAIT LA
FORCE". Gérard Latortue sait très bien qu''il n'y aura  pas d'élections et
pas de passation de pouvoir . Par ricochet, après le 7 février 2006 nous
tombons tout droit dans la gueule du loup, pardon de L'ONU  qui ,à défaut
d'apporter la démocratie en Haiti,  va implanter la démocraCCI. La musique
et le tempo ne seront plus les mêmes.

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